• Mairie Jonage

CHIMIMECA – Remise de la pétition au Préfet de Région.

Remise pétitionC’est le 18 octobre, dans la matinée, qu’une délégation de JONAGE AVANT TOUT a été reçue en Préfecture, à sa demande,  par Monsieur le Directeur de Cabinet du Préfet de Région. Nous avons pu ainsi faire remonter les très vives inquiétudes des jonageois concernant l’éventuelle installation de l’usine CHIMIMECA dans leur commune. Lors d’un entretien très constructif où de nombreuses problématiques ont été évoquées, telles que les risques liés aux incendies ou aux pollutions de l’eau et de l’air, nous avons remis à notre interlocuteur une pétition signée par 708 personnes opposées à l’installation de cette usine Seveso sur notre territoire, de quoi donner du poids à notre argumentation !

Nous avons reçu l’assurance que les différentes autorités et administrations susceptibles d’intervenir dans ce dossier seraient alertées dans les meilleurs délais (Madame la Préfète déléguée pour la Sécurité et la Défense, la Direction Régionale de l’Environnement, l’Aménagement et le Logement – DREAL-…) et que Monsieur le Préfet de Région qui doit rendre l’avis décisif dans ce dossier serait tenu immédiatement informé de notre démarche.

Bien que notre maire ait annoncé sur les médias régionaux son intention de faire machine arrière en lançant une procédure en annulation du permis de construire (qu’il a précédemment délivré… !), nous devons rester très vigilants sur le traitement de ce dossier dont l’issue demeure hélas encore très incertaine.

Nous recevons encore de nouvelles pétitions signées que nous transmettrons au Préfet de Région et qui viendront ainsi s’ajouter à celles déjà déposées. Aussi, si vous ne l’avez pas encore signée, sachez qu’il est encore temps de le faire et n’hésitez à en parler dans votre entourage. Plus le nombre d’opposants à ce dangereux projet sera élevé, plus nous aurons de chance de le faire échouer.

Téléchargez la pétition.

A la mairie de Jonage, c’est copinage à tous les étages

La presse s’empare de la gestion municipale à Jonage.

Article paru  sur le journal en ligne d’investigations MEDIACITES LYON (enquête réalisée par Nicolas Barriquand)

A la mairie de Jonage, c’est copinage à tous les étages

Maire depuis bientôt 25 ans, Lucien Barge gère cette bourgade de l’Est lyonnais comme s’il s’agissait de son domaine. Attribution abusive de logements ou de commerces, salaires excessifs de collaborateur, règles d’urbanisme aménagées… Plongée dans un système clientéliste.

maire de jonageMaire depuis 1995, Lucien Barge est élu au conseil municipal de Jonage depuis 1977. Dessin : Jean-Paul Van Der Elst.

Il est comme ça, Lucien Barge, le cœur sur la main. Besoin d’un logement pour le fiston en pleine séparation ? Pas de problème. Réserver la reprise d’un commerce pour la belle-fille d’une salariée de la mairie ? C’est possible. Se charger de l’entretien des espaces verts d’un lotissement privé ? Et pourquoi pas ! Sauf que, si Lucien Barge sait se montrer généreux avec certains, c’est avec les moyens de la commune de Jonage. Depuis 1995, cet ancien agriculteur septuagénaire, soutenu jusqu’à présent par Les Républicains (LR), préside aux destinées de cette bourgade de l’Est lyonnais – 6000 habitants, ses ribambelles de pavillons avec jardin et un ciel strié d’avions en partance ou à destination des pistes de l’aéroport Saint-Exupéry, situées à moins de 10 kilomètres du centre-ville.

Un maire omniprésent, élu municipal depuis 1977 – « c’est passionnel », dit-il –, qui, au fil des mandats, a bétonné son fief à coups de services rendus. « Il aime montrer aux uns et aux autres qu’il leur octroie des avantages », commente le conseiller municipal d’opposition (LR) Jacques Bartier. « Il a sa clientèle », résume Sandrine Privé (ex-PS), opposante également. « C’est un petit Balkany, tonne carrément l’avocat Vincent Durand, qui a eu affaire à l’édile dans l’épineux dossier du fleuriste (nous y reviendrons). Il n’a pas compris que la mairie ne lui appartenait pas. »

La gestion de la municipalité jonageoise a fait l’objet, en février 2015, d’un rapport particulièrement salé de la Chambre régionale des comptes. Politique d’investissement conduite « dans des conditions d’information peu transparentes », « situation financière fragilisée », « manque de formalisme et de transparence » dans l’attribution des marchés publics… Les magistrats étrillaient alors la méthode Barge. Et depuis ? Mediacités s’est plongé dans les dossiers de Jonage. Favoritisme, copinage, fait du Prince : nous n’avons pas été déçus du voyage ! Florilège.

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CHIMIMECA – Un point sur le dossier

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Lors du conseil municipal de Jonage du 17 juillet dernier, le maire a soumis à son assemblée une  délibération concernant le projet d’implantation de l’entreprise CHIMIMECA, installation classée «Seveso» seuil bas, sur le territoire de notre commune.

L’enquête publique, obligatoire pour ce type d’établissement sensible, s’est déroulée du 4 juin au 3 juillet 2019, mais la publicité donnée à celle-ci a été réduite aux formes strictement légales et n’a donc touché que très peu d’habitants de Jonage. Ceux-ci ont donc été privés de leur droit légitime de s’opposer ou non à ce projet dont les implications peuvent pourtant impacter sérieusement leur environnement.

Dans le même temps, nous avons constaté, par affichage sur le terrain, qu’un permis de construire avait déjà été délivré par la commune de Jonage. Ce permis suspensif, certes, est lié aux résultats de l’enquête publique mais apparemment les conclusions du Commissaire-Enquêteur, pour le moins contestables, ne semblent pas s’opposer à la réalisation et l’installation d’une telle entreprise pourtant à moins de 450 mètres des premières habitations jonageoises et, plus grave, à moins de 800 mètres d’une école primaire.

Conscients des risques encourus par nos concitoyens, notre association qui œuvre pour la préservation de notre cadre de vie à Jonage, a informé la population de ce projet et de ses conséquences néfastes possibles, notamment sur leur santé par la distribution d’une lettre-info en septembre dernier.

Nous avons alors enregistré de nombreuses réponses de jonageois qui nous ont fait part du fait qu’ils n’avaient pas été informés de la tenue de l’enquête publique et qui nous demandaient comment s’opposer officiellement à l’installation de cette entreprise SEVESO dont ils ne voulaient absolument pas aux portes de leur ville, et  nous mandatant pour agir auprès des autorités compétentes.

Nous avons donc lancé une pétition pour dire « NON A L’INSTALLATION DE CHIMIMECA A JONAGE » laquelle a recueilli plus de 700 signatures. Téléchargez la pétition

Dans le même temps, l’actualité nationale vient d’enregistrer la catastrophe de l’usine LUBRIZOL de Rouen et plus récemment la destruction par incendie de plusieurs entreprises de Villeurbanne. Ces deux sinistres ont engendré des pollutions, notamment de l’air, susceptibles de porter atteinte à la santé des riverains, même si leur nature et leur gravité sont encore à préciser. Le fait que l’enquête publique réalisée dans le cadre du dossier CHIMIMECA fasse état d’un respect total des normes réglementaires imposées dans le cadre de son fonctionnement n’écarte nullement les risques encourus en cas de sinistre. Alors pourquoi les jonageois devraient-ils accepter cette épée de Damoclès au dessus de leurs têtes et celles de leurs enfants ? Est-il vraiment raisonnable de faire courir ce type de dangers à des populations entières en laissant s’installer des sites classés SEVESO aux portes de leur commune ?

Enfin, même si le risque d’accident arrive en tête des préoccupations de nos concitoyens, il n’écarte pas pour autant les craintes liées aux diverses nuisances olfactives et à la dépréciation inévitable de leurs biens immobiliers.